Diriger une PME à Cannes : ce que j'entends le plus souvent
À Cannes, l'économie a son propre rythme. Une partie de l'année se joue en quelques mois : la saison touristique, les congrès, les festivals, les salons professionnels. Pendant ces périodes, le dirigeant est partout. Il recrute vite, il gère des équipes qui changent, il tranche sans avoir le temps de prendre du recul.
Puis la saison retombe. Et les questions de fond reviennent : l'organisation, la délégation, la fatigue accumulée, ce collaborateur clé qu'on a failli perdre en plein mois de juillet.
Il y a aussi la clientèle. Dans le luxe, l'immobilier haut de gamme ou l'hôtellerie, l'exigence client est très forte et la réputation se joue sur chaque détail. Cette pression descend dans les équipes. Elle peut tirer tout le monde vers le haut, ou épuiser le collectif.
La plupart des dirigeants que je rencontre savent ce qu'ils devraient faire. Le problème n'est pas le savoir. C'est d'avoir un espace pour penser à voix haute, avec quelqu'un qui connaît le bureau du dirigeant de l'intérieur.